LA MÉMOIRE DES VILLAGES · CHÉZARD–SAINT-MARTIN

Des lieux à reconnaître.
Des histoires à transmettre.

Entrez dans l’histoire de Chézard–Saint-Martin à travers ses rues, ses habitants et les archives réunies pour l’exposition. Un parcours pour regarder, lire et se souvenir.

LES REPÈRES

Un village au fil du temps.

Une date, une histoire. Avancez à votre rythme.

998

Une première trace écrite

L’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois. Ce repère écrit permet de remonter plus de mille ans dans l’histoire du lieu, bien avant les rues et les bâtiments que montrent les cartes postales.

Explorer les récits

01 · LES LIEUX

Le temple, au cœur du village.

La première mention de Saint-Martin remonte à 998. Le temple, reconstruit en 1655, reste un repère dans le paysage et dans la mémoire locale.

Les archives racontent aussi la réunion des villages dans une même paroisse. Une histoire à retrouver à travers les textes et les images.

Le temple Saint-Martin — carte postale ancienne
Le tramway dans le village

02 · LES DÉPLACEMENTS

Des chemins au tramway.

Avant les cantonniers, l’entretien des chemins était une obligation collective : les « reutes ». En 1777, la communauté décide de les organiser ensemble, sans distinction entre les villages.

Le Régional, puis le trolleybus, transforment les déplacements quotidiens. Les récits font le lien entre ces grandes étapes et la vie des habitants.

03 · LA VIE QUOTIDIENNE

Derrière les façades, des vies.

Veiller sur le village, éclairer les rues, se retrouver à l’auberge : les archives conservent les traces de gestes ordinaires.

Les registres et les panneaux de l’exposition permettent de les lire autrement. Ouvrez un récit, prenez le temps de découvrir les détails.

Une rue du village sur une carte postale ancienne
Les moyettes devant le temple, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle

04 · LA TERRE

Le paysage se travaille.

Les forêts, les pâturages et les terres cultivées font partie de l’histoire commune. Les documents évoquent leur gestion et les pratiques agricoles.

Le récit consacré à 1943 et les panneaux sur la fauche montrent des gestes, des outils et une autre manière de vivre le territoire.

05 · LES SOUVENIRS

1998, une mémoire célébrée.

Mille ans après la première mention de Saint-Martin, la commémoration de 1998 laisse à son tour des documents et des souvenirs.

Ces traces rejoignent les photographies plus anciennes. La mémoire du village continue de se construire avec les habitants et leurs contributions.

Souvenir du Millième de Saint-Martin, 998–1998
Le triangle près de La Vue-des-Alpes, vers 1900–1920. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds SPMS

06 · L’HIVER

Ouvrir la route, ensemble.

Avant l’utilisation des chasse-neige à moteur, les hommes ouvraient les chemins encombrés de neige à l’aide du triangle. Une photographie présentée dans l’exposition montre ce travail entre 1900 et 1920, près de La Vue-des-Alpes.

Les documents réunis sur le panneau évoquent aussi mars 1806 : les soldats français arrivent et il faut ouvrir les routes.

Le besoin de passer le triangle jusqu’au moulin Debrot, à cause de la grande quantité de neige tombée, occasionne une dépense de 20 francs, y compris le trajet jusqu’au Petit-Savagnier. Il est décidé de mettre la moitié de cette dépense à la charge de chaque municipalité.

07 · LES CHAMPS

Deux regards sur la fauche.

Deux techniques de fauche différentes sont photographiées la même année, en 1943. Les images réunies dans l’exposition permettent de regarder les gestes, les attelages et le travail des champs.

Le travail avec les chevaux, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
Restaurant de la Balance, Pertuis — carte postale présentée dans l’exposition

08 · LES RENCONTRES

À la table des cabaretiers.

Le 29 février 1788, des cabaretiers contestent le nouveau serment que la Seigneurie veut leur imposer. Ils dénoncent notamment la contradiction entre l’obligation d’accueillir les voyageurs et certaines restrictions sur l’accueil et les horaires.

Vous jurez Article 2 De tenir en ordre votre logis et d'empêcher autant que possible qu'il ne s'y commette du bruit ou du scandale et spécialement de n’y pas souffrir des gens de mauvaise vie à vous connus pour tels & … Cet article est très en place, mais comment l'accorder avec ce nota bene porté au pied dudit serment : vous logerez tous voyageurs et passants sans pouvoir vous y refuser &… Voilà Messieurs une contradiction manifeste, sur laquelle il est impossible de jurer ;

09 · LA NUIT

Quand les guets allumaient les rues.

En 1887, les guets sont aussi allumeurs et extincteurs des réverbères.

En 1894, on passe à un guet unique. Un poste d’employé communal est créé en 1900.

Une rue du village — carte postale ancienne
Photographie de classe présentée dans l’exposition

10 · LES CLASSES

Des visages, des générations.

Les photographies de classes réunissent des enfants, leurs enseignants et les lieux de leur scolarité. Elles donnent un visage à la mémoire du village.

Reconnaître un parent, retrouver un nom, raconter une journée d’école : chaque souvenir peut compléter ces images transmises par les habitants.

Les récits, à votre rythme.

Choisissez un thème et ouvrez une histoire. Les textes et les photographies se découvrent directement dans chaque récit.

Routes et corvées

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L’entretien des chemins

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Les routes vers Neuchâtel

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La route des gorges du Seyon

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L’arrivée du chemin de fer

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Les routes le long du Seyon

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Le triangle près de La Vue-des-Alpes, vers 1900–1920. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds SPMS

Déneiger : le triangle

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Le projet du Régional

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Les guets : veiller sur le village

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Le passage des soldats

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Une paroisse pour trois villages

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Le tram dans le village — photographie d’archive

Du tram au trolleybus

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Les moyettes devant le temple, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle

L’agriculture en 1943

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La fauche en 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle

Deux façons de faucher

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L’affaire Favre — récit historique

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Restaurant de la Balance, Pertuis — carte postale présentée dans l’exposition

Auberges et cabarets — 1

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Guets et éclairage public

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La mémoire du village

Routes et corvées

Illustration d’archive

Le premier réseau structuré de voies de circulation dans la région remonte à l’occupation romaine, dès le Ier siècle après J.-C. Ces voies secondaires, généralement faites de pierres concassées, ont continué à être empruntées pendant des siècles par les Vaudruziens.

L’entretien des routes faisait partie des obligations des communiers. Ces corvées, appelées les « reutes », sont très présentes dans les textes. Le système dure jusqu’à la fin des années 1830 : les premiers cantonniers apparaissent en 1837.

Le 22 mai 1777, la communauté décide que les reutes et charrois, auparavant organisés dans chaque village, seront désormais accomplis par l’ensemble de la communauté, sans distinction.

Le règlement prévoit une amende de quatre batz et six gros pour les personnes qui, convoquées et averties, ne se présentent pas pour travailler aux chemins ou participer aux autres corvées et réfections.

Les mots des archives

Article 121 Du 22 Mai 1777. La communauté a passé que désormais les reutes et charois qui se faisaient ci-devant dans chaque village se feront à l’avenir par le général de la Communauté, sans distinction.

Il a été passé, que ceux qui ne se trouveront pas pour travailler aux chemins ayant été cités et avertis par les gouverneurs ou tel autre qui le représente, soit à autres corvées ou réfections, seront châtiés par chaque fois de quatre batz et 6 gros. Et où il y aura des mâles aux maisons, on n’y devra point envoyer des femelles.

La mémoire du village

L’entretien des chemins

Illustration d’archive

Le 15 janvier 1782, la communauté précise les conditions dans lesquelles les habitants des montagnes sont exemptés de reutes dans les villages. L’exemption ne s’applique pas notamment lorsqu’ils possèdent des terres au bas ou y descendent avec leur bétail pour profiter des devins.

Le 24 septembre 1803, le registre mentionne de nouvelles reutes générales, tant pour les chemins seigneuriaux que pour les autres chemins.

Malgré l’apparition des cantonniers, l’entretien des routes communales donne parfois lieu à des occupations de chômeurs, notamment dans les années 1920.

Il faut attendre 1927 pour que la route traversant le village soit revêtue d’asphalte.

Les mots des archives

Du 15 janvier 1782. On a passé, que ceux qui résident toute l’année aux montagnes, ne seront point tenus à l’avenir de faire aucun reute dans les villages d’où ils sont sortis, à moins qu’il ne s’agisse de nouveauté, ou qu’ils n’aient des fonds de terre au bas, ou qu’ils ne viennent au bas avec leur bétail pour profiter des devins. Car tous ceux qui seront dans ces cas, devront faire leur tour de reutes, charois et corvées, chacun dans le village, d’où il est ressortissant.

Le 24 septembre 1803: on a vaqué aux reutes générales tant aux chemins seigneuriaux et autres, et ceux qui y ont manqué sont les suivants:

La mémoire du village

Les routes vers Neuchâtel

Illustration d’archive

Les cartes témoignent que pendant très longtemps l’accès au Val-de-Ruz se faisait par la route de Pierre-à-Bot. On distingue aussi la route allant à La Chaux-de-Fonds passant par Boudevilliers et La Jonchère.

Deux routes, longeant les versants nord ou sud de la vallée, permettaient ensuite de rejoindre Villiers et de continuer en direction de Saint-Imier.

Les cartes présentées datent de 1713 (D. F. de Merveilleux) et de 1779 (Comtés de Neuchâtel et de Valangin).

La mémoire du village

La route des gorges du Seyon

Illustration d’archive

La route des gorges du Seyon est achevée en 1854. Un tramway y circule dès 1901.

Des membres du Conseil communal de Chézard-Saint-Martin sont désignés pour représenter la commune à l’inauguration du tramway Valangin–Neuchâtel, le 17 octobre 1901.

L’exposition rapproche la maison du tramway à Valangin de celles construites à Chézard-Saint-Martin.

Les mots des archives

Messieurs François Auguste Sandoz et Ch., sont désignés pour représenter notre commune à l’inauguration du tramway Valangin-Neuchâtel, demain, 17, (…).

La mémoire du village

L’arrivée du chemin de fer

Illustration d’archive

De 1860 à 1926, la ligne de train Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds fonctionnait grâce aux locomotives à vapeur. Il fallait une heure pour relier Neuchâtel aux Hauts-Geneveys. En 1926, la ligne a été électrifiée.

Depuis les Hauts-Geneveys, des diligences postales transportaient les gens dans les différents villages du Val-de-Ruz.

La mémoire du village

Les routes le long du Seyon

Illustration d’archive

Vu l'utilité incontestable d'une route longeant le Seyon surtout pour le transport des bois de construction qui doivent nécessairement être préparés dans les usines lesquelles sont situées sur le Seyon, les propriétaires de la « fin » auront tout avantage à voir cette route s'établir ; le drainage en sera facilité, un canal collecteur devant se faire : il est fait une proposition d'accorder une subvention de 8000 frs pour le projet en question. Proposition votée par la majorité.

La voie « directe », Dombresson-Valangin, qui passe par le fond du Val-de-Ruz, est mentionnée comme projet en 1891.

Elle sera inaugurée en 1894, soit 40 ans après la construction de la route des gorges du Seyon !

Par office du 27 septembre le Conseil communal de Dombresson convoque les communes intéressées à une assemblée qui aura lieu le 1er octobre afin d'organiser une fête d'inauguration de la route du Seyon. Après discussion les membres présents décident de ne pas envoyer de délégués et de ne pas participer financièrement à cette inauguration.

Si aucun village (seules des industries du type moulins, scierie) ne s’était établi au fond de la vallée, c’est bien parce que ces terres étaient très humides. La mention d’un drainage, dans le texte ci-dessus, n’a donc rien de surprenant.

La mémoire du village

Déneiger : le triangle

Avant l’utilisation des chasse-neige à moteur, les hommes ouvraient les chemins encombrés de neige à l’aide du triangle. Une photographie présentée dans l’exposition montre ce travail entre 1900 et 1920, près de La Vue-des-Alpes.

Les documents réunis sur le panneau évoquent aussi mars 1806 : les soldats français arrivent et il faut ouvrir les routes.

Le besoin de passer le triangle jusqu’au moulin Debrot, à cause de la grande quantité de neige tombée, occasionne une dépense de 20 francs, y compris le trajet jusqu’au Petit-Savagnier. Il est décidé de mettre la moitié de cette dépense à la charge de chaque municipalité.

Le triangle près de La Vue-des-Alpes, vers 1900–1920. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds SPMS
Le triangle près de La Vue-des-Alpes, vers 1900–1920. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds SPMS
La mémoire du village

Le projet du Régional

Illustration d’archive

Dès 1889, la commune est sollicitée pour financer l’étude d’un tramway. Le projet du Régional suscite des discussions sur le passage de la ligne au milieu des trois villages.

Le 30 avril 1890, une proposition est votée pour demander au comité central de déplacer le tracé au-dessus ou au-dessous des villages. Les craintes portent notamment sur les accidents que pourrait provoquer la circulation du tram dans les rues.

Après de longues années de préparation, le tramway circule enfin en 1903.

Les mots des archives

Le tracé du Régional, suivant la route cantonale au milieu de nos 3 villages, donne lieu à des objections plus ou moins fondées. On craint qu'il ne survienne fréquemment des accidents. Il est fait la proposition de tenter une démarche auprès du Comité central aux fins de faire transporter ce tracé soit au-dessus soit au-dessous des villages. Cette proposition est votée.

La mémoire du village

Les guets : veiller sur le village

Illustration d’archive

La nécessité de surveiller les villages durant la nuit, et parfois la journée, remonte à très loin dans le temps. Le danger du feu ou de rôdeurs était pris très au sérieux.

En 1798, les temps sont particulièrement troublés avec l’arrivée des Français et l’instauration de la République helvétique. Les documents du panneau évoquent les guets dans ce contexte.

La mémoire du village

Le passage des soldats

Illustration d’archive

Le registre rapporte l’arrivée de soldats le 4 avril 1806, entre deux et trois heures de l’après-midi : un capitaine, un lieutenant, un sergent-major, deux sergents et 66 carabiniers. Ils sont répartis dans le village et repartent le 12 avril, à quatre heures du matin.

Le panneau réunit également des documents sur la réquisition de chevaux et sur l’accueil du nouveau prince.

Les mots des archives

Les soldats sont entrés en notre endroit environ les deux et trois heures de l’après-midi du 4 avril 1806: un capitaine, un lieutenant, un sergent major, deux sergents et 66 carabiniers, et qu’on a réparti sur le champ et ils s’en sont allés le 12 à 4 heures du matin.

La mémoire du village

Une paroisse pour trois villages

Illustration d’archive

Le village du Grand Chézard s’étant réuni à la paroisse de Saint-Martin l’année 1753 dont lesdits deux Chézard et Saint-Martin ne faisant plus qu’une paroisse et pour et à toujours, ce projettement a été demandé et commencé par ceux du Grand Chézard le 1er juin 1753 à l’effet de quoi la Communauté établi un comité de quinze personnes, trois du Grand Chézard, trois du Petit Chézard & six de Saint-Martin, les deux gouverneurs et le secrétaire de Communauté. Et pour amener les faits de ladite réunion à une heureuse fin, ce qui a été permis et accordé par arrêt tant des Messieurs du Conseil d’Etat que des Messieurs de la Vénérable Classe.

Sans que la Communauté soit déchargée de tout ce que le Grand Chézard doit à la Paroisse de Cernier à l’exception des émines des moissons de ceux du Grand Chézard qui sont accordées au Pasteur de Saint-Martin par la Vénérable Classe au mois d’août 1758 au sujet de la vacance de la cure de Fontaines qui a été remplacée par Monsieur le Ministre Roy. Et c’est en vertu de la requête que la Communauté a exposé de droit à Messieurs les Pasteurs au sujet des dites émines de moissons. Ladite réunion n’a été consommée qu’à l’année 1754.

La mémoire du village

Du tram au trolleybus

En septembre 1948, le tramway est remplacé par un trolleybus.

Dans les années 1980, les autobus prennent à leur tour la relève.

Le trafic s’intensifie au village

Divers. Décidé de prendre des mesures contre les excès de vitesse dans la localité, des automobiles, etc. et de poser à l’entrée des villages de Saint-Martin et du Grand-Chézard, des écriteaux indiquant l’allure permise.

Le tram dans le village — photographie d’archive
Le tram dans le village — photographie d’archive
La mémoire du village

L’agriculture en 1943

Jolie vue sur les moyettes des paysans disposées devant le temple du village en 1943.

Les moyettes devant le temple, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
Les moyettes devant le temple, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
La mémoire du village

Deux façons de faucher

Deux techniques de fauche différentes, la même année : 1943.

La fauche en 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
La fauche en 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
Le travail avec les chevaux, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
Le travail avec les chevaux, 1943. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel, Fonds Max Francis Chiffelle
La mémoire du village

L’affaire Favre — récit historique

Illustration d’archive

L’affaire Favre est aussi connue sous le nom de « crime de la Pouëte-Mange ». Les archives présentées dans l’exposition retracent cette affaire survenue à Chézard-Saint-Martin.

En 1798, Joseph Favre, horloger, reçoit une aide de la communauté. Quelques années plus tard, il se rend coupable du meurtre d’un colporteur italien.

Jean George Fame disparaît en juillet 1800. Son corps est retrouvé quelques mois plus tard dans le creux de la Pouëte-Mange. La procédure judiciaire est conservée dans un volumineux ouvrage aux Archives de l’État.

La mémoire du village

Auberges et cabarets — 1

Le 29 février 1788, des cabaretiers contestent le nouveau serment que la Seigneurie veut leur imposer. Ils dénoncent notamment la contradiction entre l’obligation d’accueillir les voyageurs et certaines restrictions sur l’accueil et les horaires.

Voici Messieurs en quoi consistent les principales observations des cabaretiers :

Vous jurez Article 2 De tenir en ordre votre logis et d'empêcher autant que possible qu'il ne s'y commette du bruit ou du scandale et spécialement de n’y pas souffrir des gens de mauvaise vie à vous connus pour tels & … Cet article est très en place, mais comment l'accorder avec ce nota bene porté au pied dudit serment : vous logerez tous voyageurs et passants sans pouvoir vous y refuser &… Voilà Messieurs une contradiction manifeste, sur laquelle il est impossible de jurer ;

Article 3. De ne pas permettre qu’il soit bu chez vous ni vin ni liqueur après les dix heures du soir… On excepte de cette règle les voyageurs ou passants qui devront coucher dans votre logis… Or Messieurs un voyageur arrivant dans un village à dix heures du soir exténué par la faim, la soif et la fatigue, mais obligé de marcher toute la nuit pour se rendre chez lui, ou un autre qui n'étant éloigné du lieu où il va, que d’une heure plus ou moins, demandant l’un et l’autre à boire et à manger, qu'elle ne doit pas être surprise si le cabaretier leur impose la condition de coucher dans son logis ?

Ceci n'intéresse pas autant les cabaretiers que les particuliers car chacun peut se trouver en voyage de nuit comme de jour et dans le besoin d'assistance.

On excepte aussi les repas de corps, les noces et autres cas extraordinaires de cette nature &… Cette exception est très juste, mais une astriction gênante suit, moyennant qu’au préalable vous ayez eu soin d'obtenir une dispense de l'officier ou du justicier à qui l'officier aura délégué ce pouvoir &…

Voici une innovation qui tient du despotisme, le cabaretier jure de donner à boire et à manger à ceux excepté par la règle, et indépendamment de son serment il faut qu’il obtienne une permission pour accomplir ce qu’il a promis par le nom de Dieu, outre que ceci révolte que nous présente le mot dispense sinon un refus ?

A quoi vous exposez-vous donc corps et particuliers ? Il faudra qu’à l’avenir la Seigneurie vous permette de boire et manger ; Cette nouveauté est une atteinte formelle à notre liberté, et elle ne peut conduire qu’à des conséquences funestes.

On veut donc qu'ils jurent l'observation d'un règlement qui renferme des contradictions, qui tient du despotisme, qui oblige les cabaretiers à être inhumain ou à fausser leur serment, sur lequel ils ont fait plusieurs respectueuses démarches auprès du gouvernement et n'ont rien obtenu que des astrictions génantes dont l’observation est impossible, (…).

Restaurant de la Balance, Pertuis — carte postale présentée dans l’exposition
Restaurant de la Balance, Pertuis — carte postale présentée dans l’exposition
La vie du village

Guets et éclairage public

Une rue du village sur une carte postale ancienne

En 1887, les guets sont aussi allumeurs / extincteurs des réverbères.

En 1894, on passe à un guet unique.

Un poste d’employé communal est créé en 1900.

Prolonger la découverte.

Retrouvez les photographies, les panneaux et les documents dans la bibliothèque complète. Vous possédez un souvenir ou une image à partager ? Prenez contact avec l’association.

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