DES DOCUMENTS AUX RÉCITS

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du village.

Routes et corvées

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L’entretien des chemins

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Les routes vers Neuchâtel

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La route des gorges du Seyon

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L’arrivée du chemin de fer

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Les routes le long du Seyon

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Déneiger : le triangle

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Le projet du Régional

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Les guets : veiller sur le village

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Le passage des soldats

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Une paroisse pour trois villages

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Du tram au trolleybus

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L’agriculture en 1943

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Deux façons de faucher

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L’affaire Favre — récit historique

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Auberges et cabarets — 1

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Guets et éclairage public

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La mémoire du village

Routes et corvées

Illustration d’archive

Le premier réseau structuré de voies de circulation dans la région remonte à l’occupation romaine, dès le Ier siècle après J.-C. Ces voies secondaires, généralement faites de pierres concassées, ont continué à être empruntées pendant des siècles par les Vaudruziens.

L’entretien des routes faisait partie des obligations des communiers. Ces corvées, appelées les « reutes », sont très présentes dans les textes. Le système dure jusqu’à la fin des années 1830 : les premiers cantonniers apparaissent en 1837.

Le 22 mai 1777, la communauté décide que les reutes et charrois, auparavant organisés dans chaque village, seront désormais accomplis par l’ensemble de la communauté, sans distinction.

Le règlement prévoit une amende de quatre batz et six gros pour les personnes qui, convoquées et averties, ne se présentent pas pour travailler aux chemins ou participer aux autres corvées et réfections.

La mémoire du village

L’entretien des chemins

Illustration d’archive

Le 15 janvier 1782, la communauté précise les conditions dans lesquelles les habitants des montagnes sont exemptés de reutes dans les villages. L’exemption ne s’applique pas notamment lorsqu’ils possèdent des terres au bas ou y descendent avec leur bétail pour profiter des devins.

Le 24 septembre 1803, le registre mentionne de nouvelles reutes générales, tant pour les chemins seigneuriaux que pour les autres chemins.

Malgré l’apparition des cantonniers, l’entretien des routes communales donne parfois lieu à des occupations de chômeurs, notamment dans les années 1920.

Il faut attendre 1927 pour que la route traversant le village soit revêtue d’asphalte.

La mémoire du village

Les routes vers Neuchâtel

Illustration d’archive

Les cartes témoignent que pendant très longtemps l’accès au Val-de-Ruz se faisait par la route de Pierre-à-Bot. On distingue aussi la route allant à La Chaux-de-Fonds passant par Boudevilliers et La Jonchère.

Deux routes, longeant les versants nord ou sud de la vallée, permettaient ensuite de rejoindre Villiers et de continuer en direction de Saint-Imier.

Les cartes présentées datent de 1713 (D. F. de Merveilleux) et de 1779 (Comtés de Neuchâtel et de Valangin).

La mémoire du village

La route des gorges du Seyon

Illustration d’archive

La route des gorges du Seyon est achevée en 1854. Un tramway y circule dès 1901.

Des membres du Conseil communal de Chézard-Saint-Martin sont désignés pour représenter la commune à l’inauguration du tramway Valangin–Neuchâtel, le 17 octobre 1901.

L’exposition rapproche la maison du tramway à Valangin de celles construites à Chézard-Saint-Martin.

La mémoire du village

L’arrivée du chemin de fer

Illustration d’archive

De 1860 à 1926, la ligne de train Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds fonctionnait grâce aux locomotives à vapeur. Il fallait une heure pour relier Neuchâtel aux Hauts-Geneveys. En 1926, la ligne a été électrifiée.

Depuis les Hauts-Geneveys, des diligences postales transportaient les gens dans les différents villages du Val-de-Ruz.

La mémoire du village

Les routes le long du Seyon

Illustration d’archive

Vu l'utilité incontestable d'une route longeant le Seyon surtout pour le transport des bois de construction qui doivent nécessairement être préparés dans les usines lesquelles sont situées sur le Seyon, les propriétaires de la « fin » auront tout avantage à voir cette route s'établir ; le drainage en sera facilité, un canal collecteur devant se faire : il est fait une proposition d'accorder une subvention de 8000 frs pour le projet en question. Proposition votée par la majorité.

La voie « directe », Dombresson-Valangin, qui passe par le fond du Val-de-Ruz, est mentionnée comme projet en 1891.

Elle sera inaugurée en 1894, soit 40 ans après la construction de la route des gorges du Seyon !

Par office du 27 septembre le Conseil communal de Dombresson convoque les communes intéressées à une assemblée qui aura lieu le 1er octobre afin d'organiser une fête d'inauguration de la route du Seyon. Après discussion les membres présents décident de ne pas envoyer de délégués et de ne pas participer financièrement à cette inauguration.

Si aucun village (seules des industries du type moulins, scierie) ne s’était établi au fond de la vallée, c’est bien parce que ces terres étaient très humides. La mention d’un drainage, dans le texte ci-dessus, n’a donc rien de surprenant.

La mémoire du village

Déneiger : le triangle

Illustration d’archive

Avant l’utilisation des chasse-neige à moteur, les hommes ouvraient les chemins encombrés de neige à l’aide du triangle. Une photographie présentée dans l’exposition montre ce travail entre 1900 et 1920, près de La Vue-des-Alpes.

Les documents réunis sur le panneau évoquent aussi mars 1806 : les soldats français arrivent et il faut ouvrir les routes.

La mémoire du village

Le projet du Régional

Illustration d’archive

Dès 1889, la commune est sollicitée pour financer l’étude d’un tramway. Le projet du Régional suscite des discussions sur le passage de la ligne au milieu des trois villages.

Le 30 avril 1890, une proposition est votée pour demander au comité central de déplacer le tracé au-dessus ou au-dessous des villages. Les craintes portent notamment sur les accidents que pourrait provoquer la circulation du tram dans les rues.

Après de longues années de préparation, le tramway circule enfin en 1903.

La mémoire du village

Les guets : veiller sur le village

Illustration d’archive

La nécessité de surveiller les villages durant la nuit, et parfois la journée, remonte à très loin dans le temps. Le danger du feu ou de rôdeurs était pris très au sérieux.

En 1798, les temps sont particulièrement troublés avec l’arrivée des Français et l’instauration de la République helvétique. Les documents du panneau évoquent les guets dans ce contexte.

La mémoire du village

Le passage des soldats

Illustration d’archive

Le registre rapporte l’arrivée de soldats le 4 avril 1806, entre deux et trois heures de l’après-midi : un capitaine, un lieutenant, un sergent-major, deux sergents et 66 carabiniers. Ils sont répartis dans le village et repartent le 12 avril, à quatre heures du matin.

Le panneau réunit également des documents sur la réquisition de chevaux et sur l’accueil du nouveau prince.

La mémoire du village

Une paroisse pour trois villages

Illustration d’archive

Le village du Grand Chézard s’étant réuni à la paroisse de Saint-Martin l’année 1753 dont lesdits deux Chézard et Saint-Martin ne faisant plus qu’une paroisse et pour et à toujours, ce projettement a été demandé et commencé par ceux du Grand Chézard le 1er juin 1753 à l’effet de quoi la Communauté établi un comité de quinze personnes, trois du Grand Chézard, trois du Petit Chézard & six de Saint-Martin, les deux gouverneurs et le secrétaire de Communauté. Et pour amener les faits de ladite réunion à une heureuse fin, ce qui a été permis et accordé par arrêt tant des Messieurs du Conseil d’Etat que des Messieurs de la Vénérable Classe.

Sans que la Communauté soit déchargée de tout ce que le Grand Chézard doit à la Paroisse de Cernier à l’exception des émines des moissons de ceux du Grand Chézard qui sont accordées au Pasteur de Saint-Martin par la Vénérable Classe au mois d’août 1758 au sujet de la vacance de la cure de Fontaines qui a été remplacée par Monsieur le Ministre Roy. Et c’est en vertu de la requête que la Communauté a exposé de droit à Messieurs les Pasteurs au sujet des dites émines de moissons. Ladite réunion n’a été consommée qu’à l’année 1754.

La mémoire du village

Du tram au trolleybus

Illustration d’archive

En septembre 1948, le tramway est remplacé par un trolleybus.

En 1989, les trolleybus sont remplacés par des autobus.

La mémoire du village

L’agriculture en 1943

Illustration d’archive

En 1943, des meules de foin se dressent devant le temple. Les photographies réunies dans l’exposition montrent la place de l’agriculture au cœur même du village.

La mémoire du village

Deux façons de faucher

Illustration d’archive

Deux photographies de 1943 présentent des façons différentes de faucher : le travail avec les chevaux et le travail à la force des hommes. Les gestes et les outils permettent de relire l’histoire du paysage agricole.

La mémoire du village

L’affaire Favre — récit historique

Illustration d’archive

L’affaire Favre est aussi connue sous le nom de « crime de la Pouëte-Mange ». Les archives présentées dans l’exposition retracent cette affaire survenue à Chézard-Saint-Martin.

En 1798, Joseph Favre, horloger, reçoit une aide de la communauté. Quelques années plus tard, il se rend coupable du meurtre d’un colporteur italien.

Jean George Fame disparaît en juillet 1800. Son corps est retrouvé quelques mois plus tard dans le creux de la Pouëte-Mange. La procédure judiciaire est conservée dans un volumineux ouvrage aux Archives de l’État.

La mémoire du village

Auberges et cabarets — 1

Illustration d’archive

Le 29 février 1788, des cabaretiers contestent le nouveau serment que la Seigneurie veut leur imposer. Ils dénoncent notamment la contradiction entre l’obligation d’accueillir les voyageurs et certaines restrictions sur l’accueil et les horaires.

Voici Messieurs en quoi consistent les principales observations des cabaretiers :

Vous jurez Article 2 De tenir en ordre votre logis et d'empêcher autant que possible qu'il ne s'y commette du bruit ou du scandale et spécialement de n’y pas souffrir des gens de mauvaise vie à vous connus pour tels & … Cet article est très en place, mais comment l'accorder avec ce nota bene porté au pied dudit serment : vous logerez tous voyageurs et passants sans pouvoir vous y refuser &… Voilà Messieurs une contradiction manifeste, sur laquelle il est impossible de jurer ;

Article 3. De ne pas permettre qu’il soit bu chez vous ni vin ni liqueur après les dix heures du soir… On excepte de cette règle les voyageurs ou passants qui devront coucher dans votre logis… Or Messieurs un voyageur arrivant dans un village à dix heures du soir exténué par la faim, la soif et la fatigue, mais obligé de marcher toute la nuit pour se rendre chez lui, ou un autre qui n'étant éloigné du lieu où il va, que d’une heure plus ou moins, demandant l’un et l’autre à boire et à manger, qu'elle ne doit pas être surprise si le cabaretier leur impose la condition de coucher dans son logis ? Ceci n'intéresse pas autant les cabaretiers que les particuliers car chacun peut se trouver en voyage de nuit comme de jour et dans le besoin d'assistance. On excepte aussi les repas de corps, les noces et autres cas extraordinaires de cette nature &… Cette exception est très juste, mais une astriction gênante suit, moyennant qu’au préalable vous ayez eu soin d'obtenir une dispense de l'officier ou du justicier à qui l'officier aura délégué ce pouvoir &… Voici une innovation qui tient du despotisme, le cabaretier jure de donner à boire et à manger à ceux excepté par la règle, et indépendamment de son serment il faut qu’il obtienne une permission pour accomplir ce qu’il a promis par le nom de Dieu, outre que ceci révolte que nous présente le mot dispense sinon un refus ? A quoi vous exposez-vous donc corps et particuliers ? Il faudra qu’à l’avenir la Seigneurie vous permette de boire et manger ; Cette nouveauté est une atteinte formelle à notre liberté, et elle ne peut conduire qu’à des conséquences funestes.

On veut donc qu'ils jurent l'observation d'un règlement qui renferme des contradictions, qui tient du despotisme, qui oblige les cabaretiers à être inhumain ou à fausser leur serment, sur lequel ils ont fait plusieurs respectueuses démarches auprès du gouvernement et n'ont rien obtenu que des astrictions génantes dont l’observation est impossible, (…).

La vie du village

Guets et éclairage public

Une rue du village sur une carte postale ancienne

En 1887, les guets assurent aussi l’allumage et l’extinction des réverbères. La surveillance du village et son éclairage sont alors liés.

En 1894, on passe à un guet unique. Un poste d’employé communal est créé en 1900.

Ces trois repères, réunis dans l’exposition, racontent l’évolution des services rendus à la communauté.

LA MÉMOIRE DES VILLAGES · COLLECTION NUMÉRIQUE

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